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jeudi 26 juillet 2012

igwan.net partie intégrante de l'internet

L'association vient d'obtenir auprès de l'ARIN ses propres affectations d'adresses IPv6 (2620:10e:d000::/44) et son numéro de système autonome (AS21538).

Ces affectations permettent à l'association de s'interconnecter avec plusieurs fournisseurs de transit (actuellement Hurricane Electric et Host Virtual) tout en utilisant un unique bloc d'adresses IP dédié et indépendant, et ce faisant participer à part entière au système global de routage de l'internet.

Outre l'indépendance du fournisseur de transit, cette configuration permet une plus grande flexibilité dans le routage des paquets en provenance et à destination du réseau de l'association, ainsi qu'une meilleure tolérance aux pannes. En effet, lorsque la liaison avec un des fournisseurs est coupée, le trafic est automatiquement réorienté sur la liaison avec un des autres fournisseurs.

Les adresses IP affectées sont d'ores et déjà utilisées et en service sur le réseau.

Effacement des réseaux à Saint-Barthélemy : convention signée avec France Télécom

Selon l'article du Journal de Saint-Barth du 25 juillet 2012, la collectivité de Saint-Barthélemy vient de signer une convention avec France Télécom pour l'enfouissement des câbles des réseaux téléphoniques.

Suivant cette convention, France Télécom utilisera les fourreaux construits par la collectivité à l'occasion de la réfection des routes et non ses propres fourreaux comme la société en a l'habitude. Ces fourreaux seront donc ouvert à tous les opérateurs.

Cette convention met fin à un long désaccord qui avait poussé la collectivité à taxer les câbles posés en aérien à raison de 2 € le mètre linéaire. L'instauration de cette taxe avait fait l'objet d'un recours par France Télécom au Conseil d'Etat.

Les travaux devraient commencer par les quartiers de Lurin et Gouverneur.

lundi 21 mai 2012

VoIP dans la Caraïbe, l'initiative de Dauphin Télécom

Dauphin Télécom, opérateur de téléphonie fixe, mobile et internet basé à Saint-Martin lance la réalisation d'un projet, financé partiellement par l'Union Européenne, visant à inciter les petits opérateurs de la région à s'interconnecter pour échanger leurs trafics téléphoniques et ainsi faire drastiquement baisser les coûts des communications entre les îles.

Le projet aurait pour l'instant rassemblé 15 partenaires. En décembre 2012, les opérateurs ouvriront dans chacune des îles concernées un service de VoIP de qualité à coût attractif.

Nous avons demandé plus de détails à Dauphin Télécom sur ce projet et nous ne manquerons pas d'en faire part ici.

Simuler les coûts de déploiement du FttH

L'ARCEP a élaboré un modèle permettant de calculer les coûts de déploiement du FttH (fibre optique jusqu'aux habitations). Ce modèle est mis à disposition des collectivités territoriales et des opérateurs concernés par les déploiements FttH.

A partir de données géographiques détaillées, ce modèle permet d'estimer ce que coûtera l'installation du FttH sur un territoire donné. Ces estimations permettront aux collectivités de lever les incertitudes sur les investissements à réaliser et ainsi par exemple en planifier le financement ou évaluer les réponses aux appels offres transmises par les opérateurs.

mercredi 25 avril 2012

pénurie de numéros de mobiles

Dans une consultation publique publiée aujourd'hui, l'ARCEP rappelle qu'il ne reste que 50 000 numéro de mobiles à attribuer dans la tranche 0690 allouée à la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. C'est donc le 0691, préfixe qui avait été réservé à cet effet, qui va bientôt être ouvert.

Toujours à l'occasion de cette consultation, l'ARCEP propose d'ouvrir de nouvelles tranches de numéros de mobile à 13 ou 14 chiffres, au lieu des 10 chiffres actuels pour faire face à la demande croissante des applications M2M (machine-to-machine).

En effet, de plus en plus, les systèmes embarqués des voitures (GPS communiquant), les systèmes d'alarmes, les panneaux d'affichage électroniques, ... sont équipés de modules qui se connectent aux réseaux mobiles pour communiquer. Chaque abonnement ayant besoin d'un numéro, il devient nécessaire de dédier une tranche à cet usage, pour ne pas encombrer les tranches de numéros actuelles utilisées pour la numérotation humaine. Ces numéros de mobile comporteront 13 ou 14 chiffres et commenceront par 0700.

dimanche 22 avril 2012

Gestion des noms de domaines ultra-marins : igwan.net soutient l'AFNIC

Un appel à candidature a été lancé par l'Etat pour la gestion des noms de domaines des territoires ultra-marins français. L'AFNIC gère déjà les extensions suivantes :

  • .fr pour l’ensemble du territoire français
  • .pm pour St Pierre et Miquelon
  • .re pour la Réunion
  • .tf pour les Terres Australes et Antarctiques Françaises
  • .yt pour Mayotte
  • .wf pour Wallis et Futuna

Le nouvel appel à candidature concerne :

  • .bl pour Saint-Barthélemy
  • .mf pour Saint-Martin
  • .gf pour la Guyane
  • .gp pour la Guadeloupe
  • .mq pour la Martinique

Il ne fait pour nous aucun doute que l'AFNIC, association sans but lucratif, saura assurer la gestion de ces extensions avec toute l'impartialité et l'expertise technique dont elle a déjà fait preuve.

L'association soutient donc sans réserve la candidature de l'AFNIC. Faites de même en remplissant un simple formulaire sur le site : je-soutiens-afnic.fr

NRA de Lorient : la fibre optique arrive

Le Journal de Saint-Barth nous informe qu'un crédit de 300 000 euros vient d'être alloué à la construction d'une liaison par câble de fibre optique entre les NRA de Gustavia et de Lorient.

Ces derniers mois, des travaux avait été réalisés pour installer des fourreaux permettant d'accueillir ce nouveau câble.

Cette fibre optique qui sera louée par la collectivité aux opérateurs, permettra à ces derniers d'offrir leurs services xDSL aux clients raccordés au NRA de Lorient (toute la partie Est de l'île) et ainsi d'ouvrir réellement le marché à la concurrence qui jusqu'à lors était dominé par France Telecom Orange, qui disposait déjà de son propre câble.

connexion aux hotspots IPv6 et Windows 7

La connexion aux hotspots pour les clients Windows 7 est maintenant possible.

Windows 7 n'intégrant pas encore l'autoconfiguration des serveurs DNS décrite dans la RFC 6106, il utilise des adresses de DNS génériques (fec0:0:0:ffff::1). Nous avons donc dû configurer notre routeur pour qu'il réponde aux requêtes destinées à cette adresse.

Tout est normalement rentré dans l'ordre. N'hésitez pas à nous signaler le moindre problème.

dimanche 25 mars 2012

photo

Hotspot de Grand Cul-de-Sac Le point d'accès du hotspot de Grand Cul-de-Sac (Nanostation Loco M2, monté sur support à ventouse). En arrière plan, la pointe de Petit Cul-de-Sac et un bateau participant à la régate.

Taxe sur les câbles aériens : France Telecom déboutée de son recours en référé

France Telecom a demandé en référé au Conseil d’État la suspension de la délibération du Conseil Territorial qui instaurait une taxe sur les câbles aériens de télécommunication. L'opérateur serait redevable d'une somme de 194 000 euros pour 97 km de réseau aérien au titre de l'année 2011.

Le Conseil d’État a rejeté la demande de France Telecom, arguant qu'il n'y avait pas urgence à suspendre le paiement vu notamment les capacités financières de l'opérateur.

Il est intéressant de noter que le Conseil d’État ne se prononce pas sur le fond de l'affaire, à savoir la légalité de cette taxe, qui fera sûrement l'objet d'une prochaine décision.

Le texte nous apprend également que l'ARCEP, qui n'avait pas été consultée préalablement à la décision du Conseil Territorial comme le veut pourtant la loi, a pu présenter ses observations au Conseil d’État dans ce dossier, ce qui nous semble une très bonne chose.

vendredi 23 mars 2012

l'aménagement numérique du territoire à Saint-Barthélemy

Il faut reconnaître que depuis 2006, de nombreux progrès ont été réalisés dans les infrastructures de télécommunications de l'île. Les points bloquants sont essentiellement des questions de concurrence.

En 2006, Saint-Barthélemy (à l'époque commune de la Guadeloupe) se joint à la délégation de service public Guadeloupe Numérique, et obtient l'extension du câble GCN à Saint-Barthélemy moyennant une subvention de 1 M€ (en pure perte, puisque sans contrepartie et sans conditions, sinon un tarif de transit IP à 375 € / Mbit/s). Le tronçon Saint-Martin - Saint-Barthélemy, d'une longueur de 79 km est composé, comme les autres tronçons, d'un câble de 8 paires de fibres sans répéteur, qui permet un débit brut de 12,8 Tbit/s avec les technologies DWDM actuelle.

En 2007, le câble sous-marin est mis en service et utilisé par deux fournisseurs d'accès, Mediaserv (qui appartient au même groupe que GCN) et Dauphin Telecom. Mais la Collectivité doit encore mettre la main au portefeuille car il faut construire un local pour héberger la station d'atterrissement du câble située près de Shell Beach, le local de dégroupage, à proximité du NRA de Gustavia (près du batîment de la police municipale), ainsi qu'une gaîne sous-terraine reliant les deux sites pour accueillir un câble de fibres optiques. Ces ouvrages, construits et financés par la collectivité coûtent 225 000 euros. Cette fois, la Collectivité ne fait pas l'erreur de la subvention, reste propriétaire des ouvrages et met à disposition de GCN l'ensemble sur une période de 30 ans moyennant une redevance d'occupation de 9000 euros par an.

En 2011, l'autorité de la concurrence demande à l'ARCEP d'étudier le marché des liaisons à Saint-Barthélemy qui lui semble dominé par le monopole de fait de GCN. L'ARCEP décide d'imposer à GCN un certain nombre obligations (dont l'orientation de ses tarifs vers les coûts, la publication d'une offre de référence, ...).

En 2012, des discussions sont lancées pour la construction par la collectivité d'une liaison entre Gustavia et le NRA de Lorient. Ce NRA, qui dessert environ 2000 lignes de la partie Est de l'île, n'est pour l'instant vraiment exploité que par France Telecom, seul opérateur le desservant par fibre optique et peu enclin à la partager. Sans véritable concurrence, France Telecom n'y propose pas d'ADSL 2+. Nous espérons que la nouvelle liaison sera réellement offerte dans des conditions neutre - ne sera pas un cadeau offert à un opérateur en particulier - et que la Collectivité préservera l'intérêt général dans le montage qui sera choisi.

Nous espérons également que ce câble sera le premier maillon d'un réseau de transport optique en vue du déploiement du FTTH.

dimanche 18 mars 2012

Comment se connecter aux hotspots IPv6

Clé de connexion

Le mot de passe est indiqué dans le nom du réseau (c'est tout simplement igwan.net).

Les systèmes d'exploitation

Windows 7

Windows 7 a un excellent support de l'IPv6. Une fois connecté, vous êtes sur internet. Rien à faire de particulier. N'oubliez pas d'indiquer que vous êtes sur un réseau public lorsque Windows vous le demandera.

Ubuntu

Ubuntu est un peu plus capricieux. IPv6 est bien supporté, mais par défaut, il cherche absolument de la connectivité IPv4.

Dans l'icône réseau, près de l'horloge, "Editer les connexions", "Sans fil", choisir la connexion du hotspot et faire "Editer", dans l'onglet "Réglages IPv4", décocher "Require IPv4 addressing for this connection to complete" (ou l'équivalent en français).

Ensuite, il faut installer le démon rdnssd qui permet de configurer le résolveur DNS :

(en ligne de commande)

sudo apt-get install rdnssd

Apple

Nous n'avons pas encore testé les produits Apple. Mais ils semblent avoir un très bon support d'IPv6.

Sécurité

Votre connexion est associée à une adresse IP publique. Il n'y a aucun filtrage, aucun pare-feu de notre côté, ni en sortie, ni en entrée. Il faut donc correctement configurer le pare-feu de votre machine si besoin.

Pourquoi proposer seulement de l'IPv6

L'adressage IPv4 arrive à saturation et ne permet plus de suivre les besoins en adresses de l'internet. Plutôt que de faire du NAT (translation d'adresse) pour partager une seule adresse IPv4 publique entre plusieurs utilisateurs, nous avons décidé de faire de l'internet "propre", neutre et sans restriction, où chaque machine a une adresse IP publique, et peut communiquer d'égal à égal avec toute autre.

Mais le choix de l'IPv6 seul signifie aussi que les sites web qui n'ont pas activé l'IPv6 ne sont pas joignables, et les applications qui ignorent encore ce protocole ne fonctionne pas. N'hésitez pas à signaler aux administrateurs de vos sites web favoris et aux éditeurs de vos logiciels préférés qu'il est temps de passer à l'IPv6 !

Cependant, il existe des solutions pour se connecter à des sites web qui ne supportent pas l'IPv6, comme certains proxy HTTP. D'autres solutions consistent simplement à changer son serveur DNS pour utiliser une passerelle DNS64. Nous ferons l'inventaire de ces solutions dans un prochain billet. Mais il faut garder à l'esprit que ces solutions ne sont que temporaires, la seule option sérieuse étant que tout le monde active l'IPv6 et sans traîner.

mardi 13 mars 2012

point sur les projets en cours

hotspots

  • techniquement tout est prêt
  • nous testons une nouvelle solution pour les logs (qui va rester simple et minimale, tout en répondant aux exigences de la loi)
  • on va activer le WPA2-AES (le mot de passe est public bien entendu) pour au moins limiter les écoutes sauvages

lobbying local

  • on est attentifs aux propositions des candidats aux élections territoriales en matière de numérique
  • l'un d'eux trouve les prix du mobile trop cher, il propose donc ... une taxe (voir l'amendement en PDF)

GCN

  • pas de réponse à notre mail de décembre
  • toujours pas d'offre publiée sur leur site web malgré la décision de l'ARCEP
  • courrier plus formel dans les prochains jours

samedi 31 décembre 2011

pas de noms de domaines français pour les particuliers des PTOM (y compris dans le TLD de leur propre territoire)

La rédaction de l'article L45-3 du Code des postes et des communication électroniques est pour le moins malheureuse :

Peuvent demander l'enregistrement d'un nom de domaine, dans chacun des domaines de premier niveau :

― les personnes physiques résidant sur le territoire de l'Union européenne ;

― les personnes morales ayant leur siège social ou leur établissement principal sur le territoire de l'un des Etats membres de l'Union européenne.

C'est ainsi que les particuliers résidant dans les PTOM de l'Europe (que Saint-Barthélemy rejoint au 1er janvier 2012) ne pourront pas enregistrer un domaine français, car les PTOM ne font pas partie du territoire de l'Union européenne.

En revanche, les personnes morales de ces territoires le pourront, dans la mesure où elles sont installées sur le territoire de l'un des États membres de l'Union européenne.

Notez la subtile distinction, mais qui fait toute la différence en droit.

Par exemple un particulier résidant à Wallis-et-Futuna ne pourra pas légalement enregistrer de domaine en .wf, un autre de Saint-Pierre-et-Miquelon, de domaine en .pm... alors qu'un résident suédois le pourra...

jeudi 22 décembre 2011

taxation des câbles aériens : objectif louable, décision maladroite

Le Conseil territorial de Saint-Barthélemy a adopté le 28 octobre 2011 l'instauration d'une taxe sur les câbles électriques et de télécommunications posés en aérien (sur poteaux). Les opérateurs devront s'acquitter d'une taxe de 2 € par mètre linéaire et par année.

Pour comparaison, le montant maximal prévu par décret pour la redevance d'occupation du domaine public routier en aérien est de 49,29 € / kilomètre ! Il s'agit donc là d'une taxe extrêmement lourde et qui se veut particulièrement dissuasive. Les fourreaux souterrains mis à dispositions par une collectivité se louent en général à des tarifs de l'ordre de 1 €/ml/an. Nous ne connaissons pas les offres de la collectivité de Saint-Barthélemy.

A notre avis, l'objectif annoncé, qui est de réduire le nombre de ces installations disgracieuses, est louable. En revanche, il aurait été préférable de limiter l'application de cette taxe aux routes équipées d'infrastructures souterraines.

En effet, plusieurs routes sur l'île ont été refaites récemment, et sans coordination avec les opérateurs d'énergie et télécoms, on retrouve les précédents poteaux, prisonniers du béton tout neuf, alors que des conduites et des chambres ont été construites dans la voirie et restent inutilisées. C'est à notre avis seulement dans ce type de cas que l'incitation fiscale sera efficace et que les opérateurs seront intéressés à enfouir leurs réseaux.

Sur les voies non encore refaites, il est contre-productif de taxer les câbles aériens, seuls moyens de desserte des habitations. En plus de ne pas créer d'incitation à l'opérateur (malgré la taxe, l'opérateur ne va pas se lancer seul dans du génie civil qui serait détruit à la prochaine réfection), c'est le consommateur final qui sera indirectement taxé. Dans ces zones, encore très nombreuses, c'est également un frein au déploiement de réseaux en fibre optique en aérien, seul moyen économiquement viable de raccorder leurs habitants au très haut débit à court terme.

Mise à jour du 26/12/2011 : Il nous semble que cette décision aurait du faire l'objet d'une consultation de l'ARCEP (article L36-5 du CPCE). Nous allons interroger l'Autorité à ce sujet.

Mise à jour du 05/01/2012 : La décision n'a pas fait l'objet d'une demande d'avis de l'ARCEP. D'autre part, nous avons contacté la direction régionale de France Telecom pour connaître leur position au sujet de cette taxe.

lundi 12 décembre 2011

le câble sous-marin GCN


Seule porte de sortie viable de l'ile, le câble sous-marin GCN (Global Carribean Network), financé à 75% par des fonds publics, et dont l'extension à Saint-Barthélemy a fait l'objet d'une subvention de 1 M€ de la collectivité, est le passage obligé pour les nouveaux opérateurs de l'ile.

Jusqu'à il y a peu, on ne connaissait du GCN que son tarif exorbitant de 375 € le Mbit/s, datant de sa mise en service en 2007. Or nous venons d'apprendre que l'ARCEP a mené une étude détaillée sur les liaisons vers l'extérieur de l'ile. Par suite, l'Autorité a considéré à juste titre l'opérateur du câble comme exerçant une influence significative sur ce marché, et lui a imposé des obligations de transparence et de non-discrimination. En particulier, GCN est tenu de publier une offre de référence incluant ses tarifs et les modalités techniques de son offre que je ne retrouve pas pour l'instant sur son site.

Article 7

Global Caribbean Network publie une offre technique et tarifaire d'accès relative au marché pertinent défini à l'article 2. Cette offre comporte a minima une partie sur les offres de capacités sous-marines ainsi qu'une partie sur les offres de colocalisation et de raccordement distant associées à ces prestations. [...]

Nous nous réjouissons de cette décision de l'ARCEP, à même de débloquer les freins au développement d'un internet local performant. Nous allons prendre contact avec GCN rapidement afin d'en savoir plus.

Mise à jour du 24/12/2011 : Nous venons de contacter GCN via leur site web faute d'avoir trouvé leur offre de référence. Nous ne manquerons pas de vous faire connaître leur réponse.

ouverture des premiers hotspots

Ca démarre doucement. J'ai terminé les tests sur les Nanostation M2 et M5 pour les hotspots de l'asso. On démarre donc avec un point d'accès sur Grand Cul-de-Sac (2,4 GHz), en accès libre. Pour ceux qui sont dans le quartier et en besoin de connectivité, on peut étudier un pont (5 GHz). On a la partie Est de l'anse de Grand Cul-de-Sac et quasiment toute l'anse de Petit Cul-de-Sac en visibilité depuis un point haut.

L'accès fourni est en NAT, les ressources IPv4 se faisant rares, sur une adresse IP publique au nom de l'association et dédiée au hotspot. Le trafic vers internet ressort à New York. Actuellement on a pas de meilleure solution pour distinguer la responsabilité du titulaire l'abonnement ADSL qui le met gracieusement à disposition des utilisateurs, et d'autre part, on veut contourner la non-transparence de l'accès internet utilisé (blocage du port 25 en sortie et des choses pas nettes sur le port 53 en UDP...).

Dans la pratique, la latence est faible (40-50 ms) jusqu'au routeur de sortie à NYC. Le débit réservé au hotspot est de 2 Mbit/s en down et 500 kbit/s en up.

Bonne nouvelle, il y a de l'IPv6 (un /64 pris dans le /48 de l'asso et fourni par un tunnel qu'on termine sur notre routeur). Le préfixe est annoncé sur le LAN de l'access point, rien à faire de particulier de votre côté.

On ouvre le hotspot dès qu'on reçoit le récépissé de déclaration ARCEP.

dimanche 11 décembre 2011

L'effet trombone

Bien que nous ne croyons pas à l'efficacité d'un réseau fait uniquement de "routes départementales", il ne fait pas de sens d'emprunter l'"autoroute" et encore moins de traverser le pays pour rendre visite à ses voisins.

La situation actuelle : quelques informations sur les réseaux de l’île

téléphonie fixe

L'architecture du réseau de l'opérateur historique fait que toutes les communications locales de Saint-Barthélemy transitent par l'ile voisine de Saint-Martin (35 km)

téléphonie mobile

Une communication entre voisins avec un abonnement mobile chez les deux opérateurs dominants passe par Saint-Martin (35 km), puis par la Guadeloupe (230 km !), avant de revenir par le chemin inverse. Le troisième opérateur fait transiter les communications par Saint-Martin

internet

Deux opérateurs, dont l'historique, font transiter tous les paquets via Saint-Martin, nous enquêtons sur le troisième. En revanche, ces opérateurs n'étant le plus souvent pas interconnectés entre eux localement ni même régionalement, on assiste souvent à des aberrations. Les paquets échangés entre deux voisins peuvent alors passer par Miami, voire New York... En dehors des problèmes d'efficacité (coûts, latence, fiabilité, etc.) que cela pose, il faut aussi se poser la question des risques d'interceptions de ces communications par des tiers à l'étranger, et la perte d'indépendance et de souveraineté qu’entraîne ces situations.

La solution

L'interconnexion locale des réseaux des opérateurs à Saint-Barthélemy, ce qui implique pour certains de décentraliser leur réseau en déployant des commutateurs locaux selon le principe qu'une communication entre deux correspondants localisés sur l’île ne doit pas dépendre de liaisons avec l'extérieur.

Les avantages d'une décentralisation des communications

  • diminution des coûts : malgré un investissement de départ qui peut être important, les coûts induits par les communications intra-insulaires diminuent fortement. En effet, les appels téléphoniques fixes ou mobiles, sont dans leurs très grande majorité locaux. Un appel téléphonique local nécessite actuellement l'occupation de deux canaux (128 kbit/s) sur la liaison avec Saint-Martin pour un appel entre téléphones fixes, ou avec la Guadeloupe dans le cas des appels mobiles (effet "trombone"). Avec la décentralisation des réseaux ces cheminements inutiles sont supprimés, et on peut alors s'attendre à une forte baisse des prix ces communications, si elles ne sont pas encore incluses dans des forfaits illimités.

La situation est un peu différente pour l'internet. Le Web, qui représente une grande partie du trafic sur le réseau, fait appel à des serveurs qui sont situés hors du territoire (Europe, États-Unis, Asie, etc.). Cependant les distributeurs de contenus Web (CDN) font de plus en plus appel à des serveurs implantés au plus près des utilisateurs (chez les FAI) et qui permettent d'améliorer la qualité de la navigation pour les sites les plus visités et les plus consommateurs de bande passante (sites de partages de vidéos, de musique, etc.). Il en est de même pour les services de stockage et autres services "cloud". Concernant les réseaux pair-à-pair, des technologies lien pour favoriser les échanges de données locaux et ainsi optimiser les coûts viennent d'être normalisées. La téléphonie sur internet, à l'instar de la téléphonie classique, a un bénéfice immédiat à tirer de la décentralisation des réseaux.

  • fiabilité :en 2004, la rupture accidentelle d'un câble de fibres optiques lors de travaux au niveau du Col de la Tourmente avait privé de téléphone pendant de nombreuses heures toute l’île de Saint-Barthélemy. Les téléphones fixes et une grande partie des réseaux mobiles étaient hors service. Il était alors impossible de joindre qui que ce soit, y compris les services d'urgence. Cette liaison, hors du fait qu'elle n'était pas sécurisée, portait tout le trafic sortant de l'ile (et le retour pour les communications locales... ). Cette situation aurait du susciter une prise de conscience qui malheureusement n'a pas eu lieu ou n'a pas été suivie d'effets. En cas de fort séisme ou autre catastrophe affectant le territoire, il est indispensable qu'il soit encore possible de communiquer à l'intérieur de l’île, y compris si les communications avec l'extérieur sont coupées. Seule une décentralisation des réseaux le permettra.
  • qualité :
    • diminution de la latence : important surtout pour les jeux en ligne (de type FPS), elle est aussi favorable à la téléphonie sur internet et dans une moindre mesure à la navigation web (pour des sites hébergés localement ou au niveau régional)
    • meilleurs débits : en évitant d'emprunter des routes vers l'extérieur chargées, le trafic local bénéficie d'un meilleur débit. Et réciproquement, les communications avec l'extérieur bénéficient d'un meilleur débit
    • meilleure qualité vocale pour la téléphonie les communications ne nécessitant plus de compression (téléphonie sur IP)
  • indépendance : le territoire déjà fortement dépendant de l'extérieur dans de nombreux domaines (énergie, nourriture, produits de première nécessité, etc.) doit se donner les moyens de s'affranchir peu à peu et dans la mesure du possible de ces dépendances. La nécessité de communiquer localement ne doit pas être entravée par des facteurs extérieurs, dépendre du bon vouloir des opérateurs motivés uniquement par des préoccupations de rentabilité économique, ou d'entreprises ou états étrangers qui pourraient s'intéresser aux communications de l’île. Une décentralisation des communications serait la clé de l'accès à une certaine indépendance.

Que faire

  • favoriser la création un IX local (locaux et équipements gérés de manière neutre et commune, permettant aux opérateurs d'y échanger leurs trafics en s'interconnectant entre eux)
  • créer des incitations fiscales à la commutation et à l'interconnexion locales : la collectivité disposant de l'autonomie en matière fiscale, elle pourrait utiliser le levier de l'imposition pour inciter les opérateurs à la décentralisation, par exemple en taxant les opérateurs qui feraient transiter les communications intra-insulaires via l'extérieur

lundi 25 juillet 2011

Test des modules radio Ubiquiti

Nous avons commandé des modules radio 2,4 et 5 Ghz (LOCOM2 et LOCOM5) ainsi qu'un routeur Mikrotik (RB450G) pour des tests. Nous devrions les recevoir cette semaine.

dimanche 17 juillet 2011

projet local : desserte des zones blanches et grises à Saint-Barthélemy

ADSL à Saint-Barthélemy L'architecture du réseau de desserte ADSL à Saint-Barthélemy
La situation
  • 21 km²
  • 8700 habitants
  • 6500 lignes
  • 2 NRAs (Gustavia pour la partie ouest et la capitale, Lorient pour l'est), dont un seul est dégroupé
  • des offres en ADSL2+ à 18 Mbit/s (uniquement sur le NRA de Gustavia)
  • des offres HSDPA (3G+) sur des zones limitées
  • du transit IP disponible sur le câble sous-marin GCN à Gustavia
Liaisons vers l'extérieur de l'ile Les portes de sorties de l'ile
Le problème
  • lignes saturées sur le NRA de Lorient, pas d'ouverture de nouvelles lignes dans certains quartiers (certains attendent depuis 18 mois)
  • des débits très faibles aux deux extrémités de l'île (lignes de 6000 m)
  • prix élevé des offres ADSL (28 euros pour du 512 limité à 3 Go de transfert, 45 euros pour 1 Mbit/s, 70 euros pour 2 à 20 Mbit/s)
  • accès 3G+ dans les zones couvertes mais applications très limitées (pas de streaming, pas de P2P, pas de VoIP)
La solution
  • un réseau radio (backbone en point-à-point, desserte en point-à-multipoints)
  • déploiement rapide
  • faible coût (50 à 70 euros par module avec les produits Ubiquiti)
  • débits élevés (jusqu'à 100 Mbit/s sur plusieurs km)
  • à 5 Ghz (bande des 2,4 Ghz saturée)
  • pas d'autorisation (simple déclaration à l'ARCEP)
  • transit IP via tunnels sur des lignes ADSL courtes (ou idéalement transit IP via le GCN)
Besoins
  • suffisamment de points hauts
  • des bonnes volontés
  • du temps
Appel à contributions

Si vous souhaitez participer, merci de nous contacter : contact (arobase) igwan (point) net.

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