Bienvenue sur le blog de l'association igwan.net en cours de création.

qui nous sommes

igwan.net est le fruit de discussions entre des passionnés des réseaux souhaitant contribuer à améliorer la situation d'Internet en France et dans le monde en agissant principalement au niveau local.

nos valeurs

la neutralité des réseaux

Parmi les valeurs que nous voulons défendre, il y a en premier lieu la neutralité des réseaux.

Cette neutralité est définie comme la non-discrimination dans l'acheminement des messages (paquets, flux, ...) par les opérateurs de réseaux.

La neutralité des réseaux est une condition nécessaire à l'innovation. C'est cette neutralité de fait qui a permis le fulgurant développement du Web et des nombreuses autres applications du réseau Internet. Défendre la neutralité c'est permettre que l'innovation continue et que des usages qu'on imagine pas aujourd'hui puissent demain voir le jour. Ces dernières années, des intérêts politiques et financiers menacent cette neutralité.

La neutralité est également un devoir qui protège les acteurs (opérateurs de réseau et hébergeurs) vis-à-vis des réclamations de tiers. En transportant ou stockant de manière non-discriminée les messages ou contenus qui leur sont remis, il doit leur être garanti que leur responsabilité ne pourra pas être mise en cause.

la reconnaissance de l'intérêt public d'Internet

l'accès à Internet indispensable à la liberté d'expression

un accès de qualité pour tous

La condition sociale ou la situation financière d'une personne ne doit pas être un obstacle à l'accès aux réseaux.

L'absence de rentabilité d'une zone géographique ne doit pas priver ses habitants d'accès aux réseaux avec d'une qualité suffisante.

Aux endroits où des réseaux d'initiative publique (RIP) ont été déployées, leur utilisation par les opérateurs (qu'ils soient commerciaux, associatifs ou coopératifs) doit être possible sans discrimination, dans des conditions transparentes et à des tarifs publics. S'agissant d'infrastructures financées par des fonds publics, il ne doit pas exister d'obstacle artificiel visant à évincer certains acteurs de ces réseaux.

le respect du droit à la vie privée sur les réseaux

Les acteurs traitant des données personnelles ou des correspondances privées doivent être fortement contrôlés et pénalisés en cas de manquement à leurs obligations de sécurisation. Les risques judiciaires et les contrôles doivent être suffisamment dissuasifs (jusqu'à l'interdiction de traiter ce type de données).

Un opérateur de réseau limite strictement les données de trafic qu'il traite (par exemple, se limitant à l'adresse de destination pour le routage dans le cas d'un FAI) ou stocke et s'interdit tout accès ou traitement d'autres données (par exemple en ayant recours au DPI).

le droit de ne pas être tracé dans son utilisation des réseaux

Sauf motif judiciaire et sous contrôle d'un juge au cas par cas, nous sommes opposés au profilage systématique des internautes qu'il soit à visée publicitaire, commerciale ou de surveillance généralisée mandatée par les états (conservation des logs).

le droit à l'oubli numérique, au pseudonymat, à l'anonymat

En raison du fossé fondamental qui existe entre l'identité de l'état civil quasi-immuable d'un côté et de l'autre la nature instantanée et  globale des réseaux, les possibilités de recoupements de fichiers, la persistance des traces numériques, et les dangereuses utilisations qui pourraient en résulter (vol d'identité, répression politique ...), chacun doit avoir le choix de construire l'identité qu'il souhaite (dans le respect de celle des autres) lors de ses transactions sur les réseaux. Les systèmes de réputation qui servent à établir la confiance n'ont pas besoin de reposer sur l'état civil d'une personne.

Concernant le droit à l'oubli (pour les informations liée à l'état civil d'une personne), il ne doit pas faire obstacle à la transparence nécessaire en démocratie et au droit à l'information, par exemple en permettant aux personnes publiques (élus, responsables politiques) de faire disparaître les traces d'éventuelles condamnations liées à des fonctions passées.

une gouvernance d'Internet distribuée et démocratique

un Internet gouverné par ses utilisateurs, démocratiquement, sans intervention étatique

Internet ne connaissant pas les frontières géographiques des nations, aucun état donné ne doit avoir les moyens de prendre son contrôle. De cette condition dépend sa robustesse fasse aux troubles politiques. Seule une gouvernance mondiale distribuée, démocratique et conduite par ses utilisateurs pourra empêcher que les velléités de censure émanant d'un état, ou d'intérêts particuliers affectent l'ensemble d'internet.

nos actions

participer au débat public

  • informer le public
  • conseiller les élus

aménagement numérique du territoire

  • inciter les élus à profiter des travaux de réfection des routes et d'enfouissement des réseaux existants (EDF, FT, ...) pour poser des conduites et chambres en prévisions des déploiements fibre optique
  • favoriser le dialogue élus locaux / opérateurs
  • promouvoir le déploiement massif de boucles locales optiques sur tout le territoire sur le modèle d'Amsterdam (réseau municipal point à point en fibre noire, financé majoritairement par des fonds publics, neutre et accessible à un tarif péréqué à toute structure souhaitant les utiliser)

régulation des opérateurs

  • exiger la transparence totale des réseaux d'initiative publique

  • création d'observatoires de la neutralité et de la QoS des FAI

  • comme pour la téléphonie, responsabiliser les FAI et opérateurs de transit en définissant une limite maximale au taux de congestion acceptable pour un lien donné au delà duquel la capacité du lien doit être étendue (aux points de peering notamment)

  • promouvoir un internet acentré : créer des incitations ou si nécessaire des obligations à un routage au plus près de l'utilisateur et l'établissement d'interconnexions locales justifiées par l'intérêt public (résilience des réseaux au niveau local, qualité de service en terme de débit et latence entre abonnés de différents opérateurs sur une même zone géographique)

évolutions du droit des nouvelles technologies

  • s'opposer à la mise en place dans les réseaux de mécanismes de filtrage, blocage ou interception. Ces dispositifs fragilisent les réseaux et sont très peu efficaces dans la lutte contre la cybercriminalité

  • promouvoir systématiquement des solutions en périphérie des réseaux (filtrage parental contrôlé par l'utilisateur, fermeture des sites à la source sous contrôle judiciaire, renforcement de la coopération internationales des polices pour démanteler les réseaux criminels)

déployer et exploiter des réseaux

Dans la mesure de ses capacités, l'association pourra construire et exploiter des réseaux et services qui s'inscrivent dans ses valeurs, ou apporter son soutien à des initiatives similaires.